Arbitrage : la parole à la défense

17 01 2009

Il m’était difficile de résister à l’envie de publier cet excellent article sur le blog. L’arbitre Tony Chapron, conjoitement avec Jacques Blociszewski (chercheur sur les nouvelles technologies ) revient dans Libération sur la frénésie pro-vidéo qui s’est emparée de presque tout le football français.
Et inutile de dire que nous approuvons à 200% ses propos, parce qu’ils répondent intelligement à tous les sous arguments de ceux qui rêvent de voir la vidéo supplanter les arbitres.

L’arbitre de foot broyé par les images

En France, le lynchage médiatique des arbitres de football est un sport national. Souffre-douleur de générations de spectateurs des stades, l’arbitre est devenu un bouc émissaire permanent pour des médias affamés de polémiques. Et c’est via les images de télévision que le rite sacrificiel s’opère… Chaînes de télé, radios et grande presse sportive font leurs choux gras de ces critiques démagogiques.

Les arbitres en sortent broyés, laminés par un examen absurde de ralentis passés en boucle. Souvent les images ne disent rien, ou se contredisent : quatre caméras montrant autant d’angles d’une même action peuvent fournir jusqu’à quatre vérités différentes. Nombre de commentateurs affrontent alors bravement le ridicule pour disséquer à l’infini ces ralentis, nageant en pleine incertitude, voire affirmant sans vergogne le contraire de ce qui apparaît à l’écran… Triste spectacle.

Pendant ce temps, sur le terrain, l’arbitre, lui, doit décider 180 fois par match, en une fraction de seconde, sous l’intense pression non seulement des joueurs, du public, des entraîneurs, du stade tout entier mais aussi des caméras de télévision, des commentateurs et consultants, et de millions de téléspectateurs. Il s’agit là d’une expérience et d’une performance peu communes, que l’on devrait faire vivre – ne serait-ce que dix minutes – à tous les procureurs en chambre et en studio. Ils en sortiraient hagards, et peut-être plus indulgents envers les arbitres. En attendant, les talk-shows futiles, accusateurs, voire haineux se succèdent à cadence industrielle. Et tout ce bavardage médiatique trouve dans les attaques contre les arbitres une source inépuisable de polémique.

Il est commode, dès lors, d’invoquer à tort et à travers le si mal nommé «arbitrage» vidéo. Comme si c’était le rôle de la télé d’arbitrer (ce qu’elle est bien incapable de faire), comme si la vérité de l’image était plus vraie que celle du stade, comme si examiner un ralenti ne demandait pas du temps, alors que la décision de l’arbitre, elle, se doit d’être immédiate !

Sur ces bases si floues, commentateurs et chroniqueurs se livrent à des discussions littéralement à perte de vue. Leurs hésitations et désaccords illustrent ce que serait l’application d’une assistance vidéo qui irait au-delà de la vérification du franchissement de la ligne de but par le ballon (elle-même fort complexe à mettre en œuvre…). La vidéo pendant le match serait un désastre, le football se noyant dans les ralentis et les palabres. Seul un appel raisonné aux images après le match peut être utile, par exemple pour disculper un joueur d’une faute qu’il n’a pas commise, ou sanctionner l’auteur d’une simulation, ce fléau. Les instances du football ont en effet la possibilité de prendre en compte ainsi, a posteriori, certains actes qui ont échappé aux arbitres. Encore faudrait-il qu’elles se décident à réellement utiliser cet outil… Or, au cours des deux dernières saisons, en France, cette démarche n’a été faite que trois fois.

Les remèdes ne viendront pas du recours à une «vérité de l’image» aléatoire et problématique, mais de la responsabilisation de tous ceux qui vivent du football, de tous ceux qui l’aiment, de ceux qui le filment et le commentent. Sans arbitres, il n’y a plus de football. Et les attaques systématiques et de mauvaise foi contre les «hommes en noir» – mettant en cause de plus en plus couramment leur honnêteté – contribuent à détruire ce sport. Elles permettent à certains de se défausser à trop bon compte de leurs échecs et freinent la recherche de solutions pour faire progresser l’arbitrage (ce qui est toujours souhaitable).

Ces derniers mois, la situation s’est encore durcie, comme s’il n’y avait plus de régulation possible dans un système devenu fou, où l’on peut dire presque n’importe quoi du moment que la cible, c’est l’arbitre. La crise de la règle et de l’autorité a atteint, sur les terrains de foot, une dimension très inquiétante, et les errements des professionnels se répercutent sur les amateurs et les équipes de jeunes, où les comportements antisportifs et violents sont courants. C’est ici notre relation au réel et au sport qui est en cause. Les réalisateurs lancent de trente à quarante ralentis de fautes par retransmission télévisée, c’est-à-dire autant de sujets possibles de polémiques. Mais est-ce encore du foot ? Et qu’est-ce qui nous intéresse, le talent des joueurs ou les éventuelles erreurs d’arbitrage ? Avec la transformation de la rencontre par la télévision, l’esprit du jeu est mis à rude épreuve, surtout par ce «révélateur de hors-jeu» si approximatif et si destructeur pour les arbitres et leurs assistants.

Les écrans géants dans les stades impriment encore davantage la marque de la télé sur le match, avec les risques provoqués par la coexistence, mal pensée et mal régulée, de l’événement et de son image télévisée.

Il est plus que temps que s’ouvre un authentique débat sur ce qu’est devenu le plus grand sport du monde. Il est plus que temps que le goût du respect revienne. Mais pas de ce respect aussi souvent affiché qu’il est violé, de cet alibi quasi publicitaire qui n’est ni vécu ni ressenti. Non, sauver le football, c’est abandonner la haine et la manipulation, sortir des enjeux de pouvoir stériles, des tics et des abus des médias, de l’emprise démesurée de l’argent, qui font perdre toute lucidité et toute distanciation par rapport au jeu. Nous devons absolument retrouver, enfin, la véritable saveur et le plaisir d’un match de football.

Tony Chapron est coauteur de le Sport et ses valeurs (éd. la Dispute) et Jacques Blociszewski est auteur du Match de football télévisé (éd. Apogée).





Zinedine Gourcuff

12 01 2009

D’emblée, on avait placé ce Bordeaux-PSG dans les affiches à suivre de cette 20e journée. Ca n’était pas arrivé depuis… 2000 que les deux clubs ne s’étaient plus aussi bien classés. La revue d’effectif était pleine d’étoiles: Cavenaghi, Gourcuff, Chamakh, Wendel, Diarra d’un côté; Sessegnon, Hoarau, Giuly, Makélélé de l’autre. Laurent Blanc, Paul le Guen. Le premier aligne un 4-1-5 avec Diarra seul récupérateur, le 2e un classique 4-4-2.

Pourtant, le début du match laissait apparaître une crainte sourde: celui du match de L1 chiant. Paris avait décidé de retenter le même coup qu’au Parc: laisser l’adversaire dominer et le prendre en contre. Une fois le but marqué, l’adversaire s’épuiserait dans des attaques de plus en plus fébriles et stériles. C’est d’ailleurs ce qui faillit arriver lorsque Giuly frappait au dessus sur un centre dit “chirurgical” du Dr Rothen.

Mais dans la minute qui suivit, toutes les craintes girondines s’envolèrent. Coup franc excentré côté gauche, que tire Gourcuff “dans la boîte”. Diawara place une de ces têtes qui réussissent à faire croire que les coups de pied arrêtés indirects sont beaux. La suite, d’ailleurs, ne sera pas géniale, loin s’en faut. Le match reste peu rythmé, et tandis que d’un côté, les Parisiens tentent d’attaquer de façon très stérile, de l’autre, Bordeaux ne parvient pas à profiter des espaces ouverts pour développer un jeu fluide.

C’est d’ailleurs sur une passe longue, ouverture de Chalmé sur le côté droit de la défense parisienne, que vient la suite des événements. Cavenaghi a réalisé un appel parfait. “Dieu” ou “San Fernando” reprend de volée dans un angle très difficile. Il devient également meilleur buteur du championnat, à égalité avec Gignac. Deux très beaux buts, qui égaient une première mi-temps pas forcément géniale. Paris est cependant asphyxié. Seule bouffée d’air, le ciseau de Sylvain Armand au point de penalty qui frôle le poteau. Un peu d’audace, de technique et de suspense, en vain. Les ingrédients de la seconde mi-temps sont prêts.

Le Guen a commis la terrible erreur de manquer d’ambition dans son schéma de jeu. Le bloc parisien ne monte pas, Diarra verrouille les débats. Sessegnon est totalement éteint par le jeune et talentueux Trémoulinas: on ne le verra pas du match. Hoarau et Giuly sont l’ombre d’eux-mêmes, pris par une charnière Diawara-Henrique qu’on sait extrêmement physique. Ils manquent de soutien: Makélélé et Clément sont trop défensifs, les espaces entre les lignes s’accroissent à mesure que les attaquants montent. Pendant ce temps, Bordeaux déroule.

Et puis à la 69e minute, surgit Zinedine Gourcuff. Makélélé, dans la surface parisienne, relance directement sur Chalmé. Ce dernier transmet à Gourcuff, dos au but. Contact, roulette, double contact, pointu, petit filet droit. C’est fluide, c’est propre. Dugarry, ramené en 1996, hurle. Lui qui a passé son temps à casser son ancienne équipe. Margotton fera durer l’orgasme pendant une demi-heure. Les gens de Setanta eux-mêmes sont bouches bées. Les supporters du Milan AC se mordent les doigts. Quant à Armand et Traoré, ils ne sont peut-être pas de très grands défenseurs, mais ils n’en mènent pas large…

A Lescure, c’est la fête, comme rarement depuis une dizaine d’années. Dans l’euphorie, les Marine et blanc multiplient désormais les enchaînements et les attaques. En face, les Parisiens ne sont décidément pas dans un bon jour. Suite à un corner, trois visiteurs se retrouvent tout seuls face au but mais Sessegnon manque totalement sa frappe. Fernando, entré à la place de Cavenaghi, achève le spectacle par un 4e but tout aussi beau: balle dans la surface en un contre un face à Landreau, feinte, petit extérieur du pied, et le ballon entre doucement dans le but.

Et c’est fini, 4-0 pour Bordeaux. Et là, on se dit: il est beau, le championnat de France de Ligue 1. Et personne ne peut vous contredire, ce qui est encore plus jouissif. Et un but comme celui de Gourcuff, c’est du bonheur pur. Dans ces instants-là, personne ne vient vous bassiner avec Roma-Milan ni avec Osasuna-Barça. Et c’est bon.

Catel





Paris n’a plus vraiment le blues..

30 12 2008

Finalement, le PSG va mieux. Et oui. Ça devait bien finir par arriver, mais on commençait à trouver le temps un peu long. Paris, c’est le dernier exemple en date qui érigerait la patience au rang de vertu suprême dans le football contemporain. On ne reviendra pas sur tous les déboires rencontrés par le club depuis deux ans et demi, il y aurait de quoi en faire une page, en faisant concis. Le maintien de Paul le Guen au poste d’entraineur ne semble plus faire débat, mais sa présence apparait comme un miracle. Il aura fallu une sacré dose d’obstination d’Alain Cayzac ( et de ses successeurs ) pour le garder en poste et croire à son projet, alors que le club jouait le maintien sur les deux dernières saisons.

psg_giuly_makelele_280708

Paul le Guen est un homme patient, calme et discret. Pendant que sa direction faisait le maximum pour maintenir la politique d’apaisement et de long terme ( un peu à l’identique de celle lancée par Pape Diouf à Marseille ), il s’entêtait à faire jouer ses minots à lui, quitte à remettre en cause le temps de jeu des anciens comme Pauleta ou Yepes.

D’ailleurs, aujourd’hui, c’est Le Guen qui a gagné. Ses choix sur le terrain se sont révélés bien plus convaincants que les choix du président ( Kezman, Makélélé, dans une moindre mesure Giuly ). Et en plus d’avoir accompli le miracle de faire de Sammy Traoré un bon joueur de football, il a rendu Luyindula quasiment Ronaldinesque. Quand à son attaque, il a trouvé en Hoarau un grand joueur d’avenir.

Oui, ce PSG est séduisant et mérite sa 4e place. Une équipe solide, bien équilibrée dans tous les secteurs et sans grosses lacunes, qui a d’ailleurs gagné ses trois rencontres face aux autres du ” big four ” français. Et comme de par hasard, c’est au moment ou le PSG a recollé au podium que la ligue 1 se porte au mieux. On a décidément bien besoin d’un PSG compétitif pour l’intérêt du championnat. De même pour la coupe d’Europe d’ailleurs, où le club a acquis une qualification inespérée pour rejoindre l’OM,l’ASSE et Bordeaux en 16emes de finale. Le turn-over a semble t-il payé, puisque sur ce bilan à la mi-saison Paris est le club qui a le plus progressé par rapport à la saison précédente. Voilà qui devrait faire méditer les présidents se débarrassent de leurs entraineurs au bout de quelques mois ou au premiers signes de mécontentement des supporters. Le succès arrive souvent après le purgatoire. Et, (mauvaise) foi de Marseillais, espérons que ce n’est qu’un début pour le PSG.





Les révélations de la Ligue 1 2008/2009

30 12 2008

Six mois après le début du championnat, et alors que les équipes-type se bousculent, si on se penchait plutôt sur les talents nouvellement révélés ? La Ligue 1 est un championnat formateur – par nécessité. Et les supporters devraient se rendre compte que quand des stars s’en vont à l’étranger dans des transferts spectaculaires, d’autres bons joueurs arrivent derrière. Mais comme ils ont 18 ans et qu’ils signent leur premier contrat pro… ça ne se remarque pas.

Guillaume Hoarau (PSG)
Evidemment, il vaut mieux commencer par la Nouvelle Star. Hoarau n’avait jamais cassé des briques, avant cette saison au Havre. 28 buts, voilà qui force le respect. Pour 500 000 euros, le PSG a réalisé la meilleure affaire de ses 10 dernières années. Marquer 11 buts en une première demi-saison de Ligue 1 (soit 22 en rythme annuel !), voilà qui fait siffler. Quand c’est fait au PSG, club impitoyable parmi les impitoyables, voilà qui force l’admiration. Quand c’est en remplaçant directement Pauleta, meilleur buteur de l’histoire du club et idole parmi les idoles, voilà qui laisse carrément coi. Et quand c’est en plus fait avec une classe certaine dans le jeu, une sorte de Bodmer de l’attaque, eh bien… C’est quand, sa première sélection en Equipe de France ?

Fabien Lemoine (Rennes)
Etonnamment préféré toute la saison dernière par Guy Lacombe au formidable Etienne Didot, qui brille aujourd’hui au TFC, Lemoine est très certainement, cette année, une des pièces maîtresses qui ont permis au club breton de réaliser le meilleur classement automnal de son histoire. Quand des bruits commencent à circuler du côté de la Juventus, on tend l’oreille. Il n’a que 36 matchs en L1, mais il est déjà à surveiller de très près, à ce poste de milieu axial, en complément de Mbia.

Kader Mangane (Rennes)
Jusqu’ici assez discret, et transféré presque en catimini d’un Lens relégué, le défenseur central sénégalais a déjà 25 ans, mais s’est révélé lui aussi un des grands artisans de la saison rennaise. Non pas qu’il soit dénué d’expérience, ayant disputé 150 matchs en championnat suisse et une cinquantaine en France, mais ceux qui estimaient en juin que 5M pour son transfert étaient une arnaque, s’en mordent les doigts aujourd’hui. Il fait même briller Peter Hansson…

Eden Hazard (Lille)
Attention, là on parle réellement d’un futur crack. Du genre qui pourrait bien se retrouver au Real ou au Milan AC dans quelques années. Eden Hazard est sans doute le mieux coté d’une brillante génération de Diablotins, et l’espoir de la renaissance du football belge. Sorte de n°10, il a montré sur ses premières sorties une classe indéniable et une assurance qui font les grandes stars. Son premier but est un modèle d’enchaînement technique. On a hâte qu’il passe le cap de titulaire indiscutable.

Modibo Maïga (Le Mans)
L’attaquant malien du MUC 72 montre de fort belles choses cette saison avec Gervinho et relègue même les grosses recrues Stromstad et Helstad sur le banc. En 19 matchs, il a marqué 6 buts et donné deux passes décisives. 22 ans et peut-être le futur Kanouté ? Il est le contre-exemple de Erbate: tous les joueurs venant du Raja ne sont pas forcément des échecs… A condition de leur laisser le temps.

David Ospina (Nice)
La révélation au sens pur du terme ! Il n’est pas simple pour un petit club de remplacer un gardien du calibre de Lloris. Etrangement, le club azuréen, excellent formateur de portiers, a privilégié une piste étrangère. Un espoir colombien d’à peine 20 ans, qui ne devait au départ qu’être en post-formation sous l’aile de Letizi. Mais des blessures de l’ex international ont permis de titulariser à plusieurs reprises le jeune joueur, qui a immédiatement séduit les supporters. Seule son entente imparfaite avec les défenseurs (barrière de la langue) le freine encore.

Jean-Jacques Gosso (Monaco)
Pendant ce temps, chez le rival du Rocher, les satisfactions ne sont pas très nombreuses. Mais Gosso en est. Ivoirien de déjà 25 ans, recruté en Israel, il a sorti de fort honnêtes prestations au milieu de terrain monégasque, pas exactement le plus créatif de Ligue 1.

Nicolas Nkoulou (Monaco)
C’est vrai qu’il est excellent pour sa première saison pro, mais un petit doute reste en ce qui concerne son cas. Nous nous demandons légitimement si ce n’est pas plutôt la présence très influente de Dario Simic en libéro, qui thuramise ce jeune joueur. On suivra avec attention sa progression dans les deux ou trois ans qui viennent…

Frédéric Nimani (Monaco)
Jeune attaquant issu du riche centre de formation local, il a marqué 4 buts (pas vilains) en 15 matchs. Il manque de bouteille et l’effectif n’est pas très riche.

Fahid Ben Khalfallah (Caen)
Sorti d’une excellente saison de Ligue 2 à Angers, ce créatif milieu de terrain tunisien de 26 ans est un des moteurs de la très offensive équipe normande. En deux buts et deux passes décisives, il a montré beaucoup de classe et d’activité sur le terrain.

Sofiane Feghouli (Grenoble)
A 19 ans, Feghouli, un des plus grands espoirs des Fennecs, est le maître à jouer d’une équipe iséroise plus batailleuse que plaisante. Son style Ziani-like, milieu de terrain polyvalent, dans l’axe, à droite, à gauche, a séduit de nombreux clubs, dont la Juventus de Turin. Rien ne presse cependant. Avec 3 passes décisives en 18 matchs, Feghouli poursuit sa conquête du haut niveau. Il pourrait bientôt être l’une des grandes stars de la Ligue 1.

David de Freitas (Nantes)
De Freitas, lui, est un de ces talents qui se révèlent sur le tard. Il est ironique de constater que cette recrue de Ligue 2 est sans doute le meilleur joueur de ballon actuel du FC Kita. Que n’eût-il connu le jeu à la nantaise ! Son sens de la passe et son vision du jeu s’y seraient remarquablement bien intégrées. A bientôt 30 ans, il fait partie de ces Pagis et ces Savidan passés peut-être à côté d’une grande carrière.

Paulo Machado (Saint-Etienne)
Il n’est pas facile de s’imposer au FC Porto. Machado, jeune milieu de terrain portugais de 22 ans, a donc fait l’objet d’un échange de prêts avec le décevant Freddy Guarin. Après un temps d’adaptation dans une saison stéphanoise difficile, Machado commence à montrer de très belles choses (3 très beaux buts). Les Verts sont déjà tentés de lever l’option (1,5M). Peu de milieux de terrain portugais se sont imposés en France depuis Rui Barros et Paulo Futre…

Sloane Privat (Sochaux)
Contrat pro signé jeudi, doublé (génial) marqué samedi. Voilà ce que les médias ont retenu du jeune attaquant doubiste… Et on s’en contentera pour l’instant, mais pas de souci, le centre de formation des Lionceaux nous a habitués aux petites perles mésestimées.

Geoffrey Tulasne (Sochaux)
Seconde petite pépite sochalienne, ce jeune ailier a montré de belles capacités de dribble. Reste à faire mûrir son jeu.

Catel





Aujourd’hui: Carlos Sanchez

25 12 2008

2007: Valenciennes a retrouvé enfin l’élite du football français l’année précédente. Portée par Savigol, l’équipe d’Antoine Kombouaré cherche à donner du punch à son entrejeu pour faciliter le maintien, aux côtés de Jeovanio et Saez.
Carlos Alberto Sanchez Moreno, né en 1986, a été formé à l’Escuela Alexis Garcia avant de partir très tôt à l’étranger, dans le championnat uruguayen. Il joue deux années au Danubio FC puis est transféré au River Plate – club de Montevideo – où il dispute à nouveau deux saisons. C’est sur lui, à 21 ans seulement, que le président Decourrière va jeter son dévolu. Avec les Colombiens, joueurs souvent très talentueux et athlétiques mais imparfaitement formés, le recrutement est une loterie: soit la recrue s’adapte immédiatement (Yepes, Valderrama), soit ses limites tactiques éclatent et il ne s’impose jamais (Guarin, Pino).

sanchez

Mais par bonheur, Sanchez appartient à la première catégorie et malgré le changement brutal de climat et d’environnement, découvre un club qui lui convient parfaitement. Il convainc dès le premier match de son équipe en offrant une passe décisive face à Toulouse (il en donnera deux de toute la saison) et en assurant une prestation excellente. Sanchez est un milieu complet: défensif, bon récupérateur, il est doté cependant d’une excellente technique et d’un sens du jeu qui permet à son équipe de faire circuler rapidement et efficacement la balle des arrières vers les avants (Savidan, en l’occurence). Très propre, il ne récolte que deux cartons jaunes cette saison. Sanchez devient très vite le régulateur et un cadre majeur de l’équipe valenciennoise; il dispute 34 matchs dont 30 comme titulaires.

A tel point qu’au bout de six mois seulement, le joueur est déjà visé par des équipes anglaises. Au mercato d’hiver, Manchester City transmet une offre de pas moins de 10 millions d’euros. Valenciennes refuse net. Au pays, les performances de Sanchez font un buzz. Le départ des meilleurs joueurs en Europe est encouragé afin de renforcer l’équipe nationale. Effectivement, la saison suivante, le Colombien étrenne ses 8 premières sélections en Seleccion.

En revanche, à VA, rien ne va plus. En effet, le départ de Savidan va nuire à tout le monde, au-delà des craintes. L’équipe entière s’affiche en méforme, Sanchez le premier, lui qui devrait tirer le milieu de terrain vers le haut. Responsabilité peut-être lourde pour un joueur de 22 ans, qui a néanmoins joué tous les matchs de la saison. Sanchez est à côté de ses pompes, ses performances deviennent médiocres même si son talent est intact. Témoin, deux nouvelles passes décisives face à Lorient et Sochaux, et surtout ce but de 25 mètres somptueux, marqué du pied gauche, contre Monaco. Carlos Sanchez n’est pas mort; tout le monde espère le revoir bientôt rendre lumineux le jeu d’une équipe de foot.

Catel





1e partie de saison: les notes des Lyonnais

23 12 2008

Hugo Lloris
La première saison de très haut niveau de l’ex-Niçois n’a pas été de tout repos. Il n’est pas aisé d’enfiler le costume d’un gardien tel que Greg Coupet – au bas mot 600 matchs de haut niveau et 45 sélections nationales… Quelques erreurs, mais aussi des promesses.
13/20

Fabio Grosso
Une deuxième saison plus sereine que la première pour le Champion du Monde italien. Dans une équipe plus défensive, mieux couvert sur son aile, le latéral a fait parler son expérience. Son absence sur blessure a été douloureusement ressentie. Les ailes sont une faiblesse récurrente de l’OL.
14/20

Jean-Alain Boumsong
Alternant entre fébrilité et solidité, entre grosses fautes et interventions intraitables, on voit que l’ancien Auxerrois n’est absolument pas un patron de défense. Le stoppeur reste toutefois un élément relativement fiable dans un secteur défensif qui se cherche, miné par les blessures et les méformes. A encourager dans la voie de la régularité.
13/20

Cris
Totalement méconnaissable au début de saison, le pilier défensif des Gones paie peut-être le contrecoup tardif de sa grave blessure de l’an dernier. Peut-être, également, l’inexpérience du portier qui a remplacé le rassurant Coupet. Maladroit, peinant à commander sa défense, le Brésilien a commis plusieurs erreurs importantes avant de doucement monter en régime en fin d’année. Pas aidé non plus par la défense dans son ensemble.
14/20

François Clerc
Intéressant au début de la saison, l’international s’est ensuite gravement blessé.
10/20

Anthony Réveillère
Le deuxième latéral droit, suite aux blessures, s’est retrouvé propulsé titulaire indiscutable en défense. Il a alors fait montre d’une certaine maturité (il a 30 ans) et d’une autorité dans le couloir droit ou gauche. Sans démontrer davantage de qualités footballistiques, il a alors toutefois laissé à penser qu’il pourrait être un taulier pour le groupe. Avant, lui aussi, de se blesser pour de longs mois…
13/20

John Mensah
Remplaçant Squillaci, le défenseur ghanéen était venu apporter sa puissance et sa réputation de roc. On l’a surtout vu remplir l’infirmerie. Diminué, miné par les blessures multiples (sans compter celles de ses partenaires), il a réalisé quelques prestations irrégulières comme stoppeur et a surtout pris d’énormes bouillons lorsqu’il a dû jouer latéral droit ou gauche.
9/20

Lamine Gassama
Jeune latéral venant de la CFA, l’hécatombe de la défense lyonnaise l’a propulsé plus ou moins titulaire. Il a montré des qualités de vitesse et de collectif, mais aussi beaucoup d’inexpérience et de légèreté défensive. Difficile de s’imposer dans de telles conditions. A revoir toutefois.
9/20

Mathieu Bodmer
Le nouveau Blanc/Beckenbauer/Ballack/Zidane a surtout joué du mauvais Laurent Blanc sous Claude Puel. Positionné en libéro, il a enchaîné les mauvaises prestations, les erreurs de placement et de relance, les interceptions manquées. Une vilaine pubalgie, l’écartant pour de longs mois, a mis fin à la polémique quant à sa présence sur le terrain.
8/20

Jérémy Toulalan
C’est sans doute le joueur le plus indispensable de l’effectif. Il n’est pas loin – voire – du rang de milieu de classe mondiale. Pilier également de l’Equipe de France, il court, ratisse, tacle, s’impose, transmet, oriente, protège. Cadre indéboulonnable, il faut souhaiter que Aulas ne soit pas tenté de le revendre. Des joueurs de cette trempe non seulement ne se remplacent pas facilement, mais sont nécessaires à la direction d’une équipe ambitieuse.
17/20

Jean II Makoun
Arraché à prix d’or au LOSC, Makoun a été le joueur le plus utilisé par Puel au cours de cette demi-saison. Positionné en 2e milieu défensif, il a commencé très fort la saison avant de finir visiblement sur les rotules. Un gros déchet technique. Sa complémentarité avec Toulalan reste à définir. A tester en pur 6.
11/20

Fabio Santos
Miné par de multiples blessures, le relayeur brésilien a très peu joué et pas vraiment dans de bonnes conditions. Ses qualités semblent intactes mais le moral est forcément touché. On parle à présent de départ. Un désolant gâchis pour un joueur qui aurait pu être le chouchou de Gerland.
8/20

Kim Källström
Aulas comptait bien le vendre – cher – mais “KK” est toujours là. Il n’est pas un pion essentiel chez Puel mais a été relativement régulier lorsqu’il a été aligné. On se demande toutefois encore quel est son vrai poste et son rôle le plus efficace sur le terrain. Il a surtout le tort de ne pas être un ailier gauche, qui est la vraie grosse carence du dispositif de l’OL.
12/20

Honorato Ederson
Le 5e ou 6e “successeur de Juninho” n’a pas toujours été bien utilisé. Souvent sollicité pour combler les trous comme ailier, il n’a pas vraiment montré de prédispositions à ce poste. Bien plus intéressant lorsqu’il joue en n°10, il souffre toutefois d’une lourde concurrence. Encore inexpérimenté à un tel niveau, on attend la stabilisation du groupe Lyon et de la tactique employée pour jauger ses qualités.
12/20

Juninho
La star, le taulier, le pilier, le moteur… Lorsqu’il n’est pas là, rien ne va. Juninho reste le relais indispensable pour faire le lien entre les lignes lyonnaises. Même en étant difficilement capable de tenir sa place pendant plus de 60 mn, il est indispensable – et pas que sur coups francs, dont il a tendance à abuser. Il est le seul joueur de l’effectif à être capable de remobiliser les troupes lorsque les choses sont mal engagées. Aulas devrait arrêter de vendre tout le monde: qui sera le chef sur le terrain quand tous les tauliers seront partis ?
15/20

Miralem Pjanic
Pur n°10 recruté très cher chez un relégué alors même que Lyon n’en emploie plus depuis Eric Carrière, son transfert ne laisse pas d’interroger. Totalement inutile en ailier gauche, il a montré du talent à son vrai poste, mais l’OL joue rarement dans une telle configuration et d’autres joueurs répondaient déjà présents. Sa grave blessure a provisoirement mis tout le monde d’accord.
8/20

Anthony Mounier
Le jeune Gone est – à son corps défendant – indispensable à son équipe, malgré le fait même qu’il ne soit qu’un remplaçant. Il offre en effet l’unique solution de l’effectif lyonnais en tant que pur ailier gauche depuis le départ de Ben Arfa. Bien que léger physiquement et inexpérimenté, il a présenté des dispositions intéressantes et a même déjà été décisif. Doit vite gagner du temps de jeu.
13/20

Abdelkader Keita
Une demi-saison catastrophique pour l’international ivoirien. Accumulant les mauvais choix, se dribblant lui-même, totalement inefficace, Keita passe pour une sorte de Bakayoko du flanc droit. Recalé sur le banc par Puel, il fait se demander aux observateurs si dépenser 18 millions d’euros sur lui n’a pas été une énorme erreur de casting.
6/20

Sidney Govou
Encore un blessé ! Govou a été absent de longues semaines avant de reprendre sa place sur l’aile droite. Il n’a sûrement jamais été vraiment meilleur qu’un autre, mais son expérience le rend désormais indispensable tellement il a acquis de maturité. Son détachement vis-à-vis des enjeux du football se traduit aujourd’hui en sang-froid et en sérénité dans ses prestations.
14/20

Cesar Delgado
D’abord blessé, l’Argentin a ensuite mis de longues semaines à répondre présent sur le terrain. Infirmant ses premiers mois délicats, dûs sans doute à un temps d’adaptation nécessaire, il a lentement monté en puissance pour fournir des prestations de plus en plus convaincantes en ailier ou en 10. Il est en passe d’acquérir une place de titulaire.
14/20

Frédéric Piquionne
Arrivé en catimini de Monaco après une saison et demi blanche et quelques déclarations à Saint-Etienne qui lui ont valu beaucoup d’amis, l’attaquant occupe et se satisfait d’une place de 3e attaquant dans l’effectif. Pas vraiment mauvais, pas vraiment décisif, son plan de carrière personnel est accompli. Tant mieux pour lui.
11/20

Fred
Que de difficultés depuis deux ans pour le renard des surfaces brésilien ! Il a semblé ne jamais savoir se fondre dans la tactique lyonnaise en 4-3-3. Utilisé avec plus ou moins de bonheur comme pivot, se procurant peu d’occasions de but, il est visible que Fred n’est pas heureux à Lyon. Les dirigeants tentent à présent de s’en sortir au mieux avec son dossier.
8/20

Karim Benzema
La Nouvelle Star de la Ligue 1 a un peu de peine à convertir sa brillante saison passée. S’il reste un exceptionnel chasseur de buts, il est handicapé par la tactique très défensive et peu créative de son équipe, qui l’empêche de donner sa pleine mesure. L’absence d’ailiers non seulement le dessert, mais l’oblige parfois à jouer ce rôle.
15/20

Catel





1e partie de saison: les notes des Marseillais

22 12 2008

Demain: les Lyonnais.

Steve Mandanda
L’année des difficultés pour Steve. A un moment, il faut bien être confronté à ses limites. Après plusieurs cagades en Equipe de France (pas aidé il est vrai) et des erreurs à l’OM, il se reprend et termine bien l’année.
13/20

Taye Taiwo
Voilà enfin le Taiwo stratosphérique qu’on annonçait depuis 3 ans. Un monstre, un colosse. Impassable en un contre un, il a appris à mettre sa puissance et sa vitesse au service de la technique. Sa spéciale: griller son ailier balle au pied, dribbler les trois défenseurs et louper un peu son centre. Il est plus décisif quand il joue plus sobrement. Il sait conserver son ballon, il est serein à la relance, il fait des dégagements de 80m sans élan, précieux en fin de match. Il commet beaucoup moins d’erreurs tactiques. Des retours défensifs in extremis assez extraordinaires. Dans un ou deux ans, il sera le meilleur latéral du monde.
17/20

Vitorino Hilton
Le patron et libéro attendu est mi-figue, mi-raisin pour ces 6 premiers mois. On l’a vu commettre pas mal d’erreurs, mais aussi des gestes de classe. On l’a vu communiquer difficilement avec ses coéquipiers, mais aussi commander parfaitement le hors-jeu, piégeant nombre d’attaquants adverses. Il lui reste à savoir faire parler son expérience. Va certainement monter en puissance.
14/20

Ronald Zubar
Le stoppeur-un-but-par-bourde avait fini de lessiver tout le monde. Rodriguez paraissait le Messie, en comparaison. Les déclarations de Gerets en août (“si Zubar apprend à se concentrer, il sera le meilleur défenseur de L1″) paraissaient difficiles à justifier rétrospectivement. Et puis vint Anfield. Si Zubar n’empêcha pas la défaite, il trouva enfin sa motivation pour être au top de la concentration. Et dégoûta Fernando Torres, ce qui n’est pas donné à tout le monde. La confiance revenue, il fit de même avec Agüero, Forlan et Benzema. Tout le monde espère désormais le voir ainsi en permanence. On se souviendrait ainsi pourquoi on l’appelait le “nouveau Gallas” quand il a signé.
10/20

Elamine Erbate
Le défenseur marocain n’a pas su convertir les choses intéressantes montrées en match amical. Sorte de libéro light, il n’est pas parvenu à s’adapter rapidement au jeu de la Ligue 1, et repart Gros-Jean comme devant, énième aberration du recrutement de l’OM.
5/20

Laurent Bonnart
“Robonnart” va bien finir par être épuisé. En attendant, il cavale, tacle, déborde, centre (parfois). Heureusement bien aidé par son ailier. Toujours ce joueur de club sans génie, mais sûr et inoxydable qui a convaincu tout le monde l’an dernier. Il serait bon que la cheville de Mears le laisse en paix. Qu’on puisse enfin voir un joueur anglais en L1 pour la première fois depuis Makin.
15/20

Lorik Cana
Il est comme Samson: sa force réside dans ses cheveux. Depuis un an et demi, Cana est un brin en dedans. Il manque également d’efficacité à la relance. Mais en tant que capitaine, il demeure un élément de groupe primordial, un cadre de l’équipe.
12/20

Modeste M’Bami
Le Camerounais n’est pas autant à son aise que lors de cette partie monstrueuse jouée contre le Zenit. Récupérateur moyen, mauvais tacleur, il est débordé lorsque l’adversaire attaque. Bon technicien, il serait plus efficace en relayeur, mais le schéma tactique ne lui en offre pas la possibilité. Bientôt sur le départ. 3 ans quand même !
9/20

Benoît Cheyrou
La pierre angulaire du dispositif marseillais ! Indispensable. Joueur de classe internationale dont on attend encore la première sélection, Cheyrou est pourtant un métronome. Il récupère, fait monter le ballon, trouve les solutions offensives, couvre le couloir gauche, joue en patron… Excellente technique, belle frappe de balle.
17/20

Boudejwin Zenden
Le seul joueur de l’effectif avec une grande expérience internationale n’est malheureusement que peu utile. Doublure de Cheyrou, il ralentit le jeu au lieu de l’accélérer, et ne rentre guère que pour conserver le score. Ne semble pas avoir une grande influence sur ses coéquipiers. Un léger mieux en fin d’année, mais partira en juin pour libérer un gros salaire.
8/20

Karim Ziani
La métamorphose. Après une saison catastrophique où Ziani a rapidement perdu confiance devant les mauvais résultats d’Emon, l’Algérien repart sur des bases simples: travail, sobriété, simplicité. Et ça marche. Ziani s’impose peu à peu sur son côté droit. Il prend de plus en plus confiance, tente des choses, combine avec ses partenaires, privilégie la passe au dribble. Bref il confirme le talent vu à Lorient et Sochaux – les deux clubs contre lesquels il marque ses deux buts. Va lui aussi monter en puissance.
16/20

Charles Kaboré
Sorte de Vieira burkinabé, Kaboré gagne du temps de jeu, montre des choses très intéressantes mais aussi des faiblesses, à commencer par jouer à un poste auquel il s’adapte difficilement, sur la droite du terrain. Ne peut guère prétendre pour le moment qu’à un poste de doublure, à un moins d’un improbable changement tactique.
12/20

Mathieu Valbuena
Diminué par les blessures, “Petit Vélo” n’a pas le rayonnement qu’il avait l’an dernier. Il a également du mal à trouver sa place tactique sur le terrain. Il apporte toutefois une concurrence bienvenue, et retrouvera probablement vite son meilleur niveau.
10/20

Hatem Ben Arfa
Quasi plus gros transfert de l’histoire du club (13M d’euros), joueur le plus talentueux de la grande génération 87, l’OM estime avoir fait un gros coup en l’arrachant à un OL lassé de ses éternelles limites. Lesquelles ressurgissent vite. Ben Arfa accumule les mauvais choix sur le terrain. Il compense par des gestes de classe mondiale. Doit vite apprendre l’efficacité, sous peine de rester un espoir déçu.
12/20

Bakari Koné
Le perforateur de défenses de l’OGC Nice, eut-il eu 20 cm de plus, il se serait appelé Didier Drogba. En l’état, il n’est pas un avant-centre. Il n’a pas la puissance physique nécessaire pour s’imposer en pointe. Extrêmement vif et technique, il a besoin d’un attaquant pour lui ouvrir des espaces; il peut être énorme dans cette configuration. En attendant, il continuera à se faire bouger par les défenses…
11/20

Mamadou Samassa
Difficile de juger ce joueur au bout de 6 mois. Lent, maladroit. Mais il se remet de blessures à répétition. Peu efficace dans ses gestes. Mais de bonnes stats pour son temps de jeu et semble s’améliorer. Le mieux est d’être patient avec cet espoir franco-malien.
9/20

Mamadou Niang
Orphelin de Pagis et Cissé, le taulier offensif marseillais tente néanmoins de reprendre leur rôle et de provoquer pour ouvrir les espaces – même si son rôle devrait être de les exploiter. De plus en plus fin techniquement, il fait comme il peut mais ne retrouvera pas ses stats de l’an dernier. Une valeur sûre toutefois.
14/20

Elliot Grandin
L’ancien Caennais retombe dans ses travers. Après un début de saison en fanfare, il se blesse, perd la confiance, ne rentre plus en jeu, n’apporte plus rien. Il faut dire qu’il est davatage un attaquant de soutien, voire un ailier droit de 4-3-3, et dans ces conditions passe assez logiquement à l’as. L’avenir est bouché, mais à l’OM, tout va très vite…
7/20

Catel





Les affiches de la 19e journée

19 12 2008

Deux heures moins le quart (la durée d’un match quoi) avant l’anniv’ de Jesus-Christ. Coluche demandait à la fin “y’a pas du foot ?”. Eh bien allez, on t’en donne Michel, et tant pis si c’est pas le Messi qui arrive.

Caen-Lyon
Caen, c’est petit, mais c’est quand même une belle équipe, qui attaque, qui donne du spectacle, et qui a Savidan. Lyon, c’est gros, mais c’est quand même une équipe moche, qui défend, mais qui a Benzema. Lyon ne peut pas se permettre de perdre. Ils ont rarement été autant sous la menace des autres. A suivre.

Nos cotes:
Dageek: nul
Catel: nul

Lorient-Rennes
L’intérêt de ce match, au-delà du derby gallo-breton ? Eh bien les deux équipes sont dirigées par des disciples de l’école nantaise, Gourcuff et Lacombe. Lorient reste sur 4 victoires en 5 matchs et produit son jeu de qualité; Rennes n’a toujours pas perdu et produit du jeu de qualité. On ne vous garantit rien. Mais qui ne risque rien…

Nos cotes:
Dageek: victoire de Rennes
Catel: nul

Monaco-Bordeaux
Autant vous avouer, on a hésité à en faire une affiche. Pas parce qu’elle correspond plutôt aux années 80, mais parce que Monaco, franchement, est d’un triste. La saison dernière, ça a quand même fait 0-6. Alors bon, on va considérer avec le sourire que c’est un match de prestige. Et pis y’aura Simic, Gourcuff et Cavenaghi.

Nos cotes:
Dageek: victoire de Bordeaux
Catel: victoire de Bordeaux

Toulouse-Nice
Deux grandes surprises du début de saison. Gignac est l’attaquant le plus efficace de ces 18 premières journées. Soutenu par Cetto, Didot, Mathieu ou Berson, il a emmené le TFC à la 6e place à 2 points du podium. Juste derrière eux, les Aiglons fermement tenus par Antonetti s’appuient sur leur système de jeu, en l’absence de leur Rémy en mousse. Ils vont pouvoir se jauger entre eux.

Nos cotes:
Dageek: victoire de Toulouse
Catel: victoire de Toulouse

Catel





Les affiches de la 18e journée

11 12 2008

Bientôt la trêve, mais nos chouchous surpayés doivent donner un dernier coup de collier avant d’avoir droit au foie gras.

Le Mans-Bordeaux
Les hommes de Bertucci manquent un peu de jus mais n’ont pas à rougir de leur moitié de saison. Ils auront à coeur de faire le meilleur résultat possible contre des Bordelais qui doivent retrouver leur podium s’ils veulent retenter leur chance contre la Roma l’an prochain.

Nos cotes:
Catel: victoire de Bordeaux
Dageek: nul

Lyon-Marseille
LE grand choc de ces dernières saisons ! L’affiche qui détrône sans problème les surannés OM-PSG et nous donne tous les 6 mois un très beau spectacle assuré. Lyon l’inconstant a récupéré Juninho. Quel visage offriront-ils face à des Marseillais privés de leurs deux meilleurs joueurs, Niang et Cheyrou ?

Nos cotes:
Catel: victoire de Marseille
Dageek: victoire de Lyon

Nice-Lille
Deux formations attachées à produire du jeu. Antonetti est un excellent tacticien, mais cela ne découragera pas Garcia d’aller chercher la victoire. Ces deux perfectionnistes jouent le haut du tableau et visent l’Europe: il leur faut les trois points !

Nos cotes:
Catel: nul
Dageek: victoire de Nice

Rennes-Nantes
Le derby breton a pris une saveur étrange. Y voir les premiers favoris face au second a quelque chose de renversant. Rennes n’a toujours pas perdu en championnat, mais Nantes vient de tomber Lyon en ressuscitant Klasnic du même coup. Cela s’annonce passionnant !

Nos cotes:
Catel: victoire de Rennes
Dageek: nul

Toulouse-Saint-Etienne
Les hommes de Casanova se maintiennent en haut du tableau mais ne produisent plus autant de jeu que par un passé récent. Alain Perrin fait le contraire: il fait désormais gagner des matchs aux Verts tout en maintenant un spectacle de haut niveau. On continue quand même à espérer du jeu au Stadium.

Nos cotes:
Catel: nul
Dageek: victoire de Toulouse

Catel





Les affiches de la 15e journée

22 11 2008

La Ligue 1, on l’aime, on ne peut pas s’en passer ! La preuve, ceux qui disent le contraire sont des menteurs. C’est bien la preuve que.

Bordeaux-Rennes
Le 6e contre le 3e… Oui, dans ce sens-là. Ca bouchonne dans le haut du tableau, tant mieux ! Bordeaux doit absolument gagner pour recoller au mieux au podium. Blanc devra bien finir par aligner Cavegol pour contrer l’ancien Bordelais Wiltord, dont les coéquipiers n’ont perdu qu’un match cette saison. Un vrai petit choc, un classico comme dirait Aulas.

Nos cotes:
Dageek: victoire de Bordeaux
Catel: victoire de Bordeaux

Lorient-Toulouse
Lorient va beaucoup mieux ! Un peu grâce à Marseille, beaucoup grâce à eux-mêmes. Les hommes de Gourcuff ont retrouvé leur qualité de jeu et leur efficacité. Ils seront donc très motivés face à un prétendant européen: le TFC, emmené par Gignac, ne s’arrêtera pas non plus en si bon chemin. Deux partis techniques, prêts à en découdre.

Nos cotes:
Dageek: victoire de Toulouse
Catel: match nul

Marseille-Lille
Les Marseillais ont énormément à se faire pardonner après leur défaite honteuse qui les prive presque du titre tant espéré. Mais il faudra pour cela passer sur le corps de Lille, une des meilleures équipes du championnat, qui se déplace toujours pour attaquer, marquer et gagner. Une confrontation à haut risque, diraient les gazettes !

Nos cotes:
Dageek: victoire de Marseille
Catel: victoire de Marseille

PSG-Lyon
Malgré un début de saison plus cahotique que l’on croit (8e), le PSG a accroché Bordeaux et Marseille à son tableau de chasse. Y rajouter le champion ne serait pas déplaisant. Un déplacement difficile pour des Lyonnais qui doivent également gérer le voyage à Florence en Ligue des Champions. L’incertitude de ce match suffit en elle-même à son intérêt.

Nos cotes:
Dageek: victoire de Paris
Catel: victoire de Paris

Saint-Etienne-Nice
Les Verts restent sur deux lourdes défaites 3-0 qui ne correspondent pas à leur potentiel réel. Perrin doit trouver les ressources pour l’emporter à domicile face à des Niçois qui ne s’attendaient pas à se retrouver aussi près du podium. Souhaitons ne pas voir les Stéphanois buter vainement face à des visiteurs recroquevillés pour ramener un point.

Nos cotes:
Dageek: victoire de Nice
Catel: victoire de Saint-Etienne

Catel








Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.