Demain: les Lyonnais.
Steve Mandanda
L’année des difficultés pour Steve. A un moment, il faut bien être confronté à ses limites. Après plusieurs cagades en Equipe de France (pas aidé il est vrai) et des erreurs à l’OM, il se reprend et termine bien l’année.
13/20
Taye Taiwo
Voilà enfin le Taiwo stratosphérique qu’on annonçait depuis 3 ans. Un monstre, un colosse. Impassable en un contre un, il a appris à mettre sa puissance et sa vitesse au service de la technique. Sa spéciale: griller son ailier balle au pied, dribbler les trois défenseurs et louper un peu son centre. Il est plus décisif quand il joue plus sobrement. Il sait conserver son ballon, il est serein à la relance, il fait des dégagements de 80m sans élan, précieux en fin de match. Il commet beaucoup moins d’erreurs tactiques. Des retours défensifs in extremis assez extraordinaires. Dans un ou deux ans, il sera le meilleur latéral du monde.
17/20
Vitorino Hilton
Le patron et libéro attendu est mi-figue, mi-raisin pour ces 6 premiers mois. On l’a vu commettre pas mal d’erreurs, mais aussi des gestes de classe. On l’a vu communiquer difficilement avec ses coéquipiers, mais aussi commander parfaitement le hors-jeu, piégeant nombre d’attaquants adverses. Il lui reste à savoir faire parler son expérience. Va certainement monter en puissance.
14/20
Ronald Zubar
Le stoppeur-un-but-par-bourde avait fini de lessiver tout le monde. Rodriguez paraissait le Messie, en comparaison. Les déclarations de Gerets en août (“si Zubar apprend à se concentrer, il sera le meilleur défenseur de L1″) paraissaient difficiles à justifier rétrospectivement. Et puis vint Anfield. Si Zubar n’empêcha pas la défaite, il trouva enfin sa motivation pour être au top de la concentration. Et dégoûta Fernando Torres, ce qui n’est pas donné à tout le monde. La confiance revenue, il fit de même avec Agüero, Forlan et Benzema. Tout le monde espère désormais le voir ainsi en permanence. On se souviendrait ainsi pourquoi on l’appelait le “nouveau Gallas” quand il a signé.
10/20
Elamine Erbate
Le défenseur marocain n’a pas su convertir les choses intéressantes montrées en match amical. Sorte de libéro light, il n’est pas parvenu à s’adapter rapidement au jeu de la Ligue 1, et repart Gros-Jean comme devant, énième aberration du recrutement de l’OM.
5/20
Laurent Bonnart
“Robonnart” va bien finir par être épuisé. En attendant, il cavale, tacle, déborde, centre (parfois). Heureusement bien aidé par son ailier. Toujours ce joueur de club sans génie, mais sûr et inoxydable qui a convaincu tout le monde l’an dernier. Il serait bon que la cheville de Mears le laisse en paix. Qu’on puisse enfin voir un joueur anglais en L1 pour la première fois depuis Makin.
15/20
Lorik Cana
Il est comme Samson: sa force réside dans ses cheveux. Depuis un an et demi, Cana est un brin en dedans. Il manque également d’efficacité à la relance. Mais en tant que capitaine, il demeure un élément de groupe primordial, un cadre de l’équipe.
12/20
Modeste M’Bami
Le Camerounais n’est pas autant à son aise que lors de cette partie monstrueuse jouée contre le Zenit. Récupérateur moyen, mauvais tacleur, il est débordé lorsque l’adversaire attaque. Bon technicien, il serait plus efficace en relayeur, mais le schéma tactique ne lui en offre pas la possibilité. Bientôt sur le départ. 3 ans quand même !
9/20
Benoît Cheyrou
La pierre angulaire du dispositif marseillais ! Indispensable. Joueur de classe internationale dont on attend encore la première sélection, Cheyrou est pourtant un métronome. Il récupère, fait monter le ballon, trouve les solutions offensives, couvre le couloir gauche, joue en patron… Excellente technique, belle frappe de balle.
17/20
Boudejwin Zenden
Le seul joueur de l’effectif avec une grande expérience internationale n’est malheureusement que peu utile. Doublure de Cheyrou, il ralentit le jeu au lieu de l’accélérer, et ne rentre guère que pour conserver le score. Ne semble pas avoir une grande influence sur ses coéquipiers. Un léger mieux en fin d’année, mais partira en juin pour libérer un gros salaire.
8/20
Karim Ziani
La métamorphose. Après une saison catastrophique où Ziani a rapidement perdu confiance devant les mauvais résultats d’Emon, l’Algérien repart sur des bases simples: travail, sobriété, simplicité. Et ça marche. Ziani s’impose peu à peu sur son côté droit. Il prend de plus en plus confiance, tente des choses, combine avec ses partenaires, privilégie la passe au dribble. Bref il confirme le talent vu à Lorient et Sochaux – les deux clubs contre lesquels il marque ses deux buts. Va lui aussi monter en puissance.
16/20
Charles Kaboré
Sorte de Vieira burkinabé, Kaboré gagne du temps de jeu, montre des choses très intéressantes mais aussi des faiblesses, à commencer par jouer à un poste auquel il s’adapte difficilement, sur la droite du terrain. Ne peut guère prétendre pour le moment qu’à un poste de doublure, à un moins d’un improbable changement tactique.
12/20
Mathieu Valbuena
Diminué par les blessures, “Petit Vélo” n’a pas le rayonnement qu’il avait l’an dernier. Il a également du mal à trouver sa place tactique sur le terrain. Il apporte toutefois une concurrence bienvenue, et retrouvera probablement vite son meilleur niveau.
10/20
Hatem Ben Arfa
Quasi plus gros transfert de l’histoire du club (13M d’euros), joueur le plus talentueux de la grande génération 87, l’OM estime avoir fait un gros coup en l’arrachant à un OL lassé de ses éternelles limites. Lesquelles ressurgissent vite. Ben Arfa accumule les mauvais choix sur le terrain. Il compense par des gestes de classe mondiale. Doit vite apprendre l’efficacité, sous peine de rester un espoir déçu.
12/20
Bakari Koné
Le perforateur de défenses de l’OGC Nice, eut-il eu 20 cm de plus, il se serait appelé Didier Drogba. En l’état, il n’est pas un avant-centre. Il n’a pas la puissance physique nécessaire pour s’imposer en pointe. Extrêmement vif et technique, il a besoin d’un attaquant pour lui ouvrir des espaces; il peut être énorme dans cette configuration. En attendant, il continuera à se faire bouger par les défenses…
11/20
Mamadou Samassa
Difficile de juger ce joueur au bout de 6 mois. Lent, maladroit. Mais il se remet de blessures à répétition. Peu efficace dans ses gestes. Mais de bonnes stats pour son temps de jeu et semble s’améliorer. Le mieux est d’être patient avec cet espoir franco-malien.
9/20
Mamadou Niang
Orphelin de Pagis et Cissé, le taulier offensif marseillais tente néanmoins de reprendre leur rôle et de provoquer pour ouvrir les espaces – même si son rôle devrait être de les exploiter. De plus en plus fin techniquement, il fait comme il peut mais ne retrouvera pas ses stats de l’an dernier. Une valeur sûre toutefois.
14/20
Elliot Grandin
L’ancien Caennais retombe dans ses travers. Après un début de saison en fanfare, il se blesse, perd la confiance, ne rentre plus en jeu, n’apporte plus rien. Il faut dire qu’il est davatage un attaquant de soutien, voire un ailier droit de 4-3-3, et dans ces conditions passe assez logiquement à l’as. L’avenir est bouché, mais à l’OM, tout va très vite…
7/20
Catel