Finalement, le PSG va mieux. Et oui. Ça devait bien finir par arriver, mais on commençait à trouver le temps un peu long. Paris, c’est le dernier exemple en date qui érigerait la patience au rang de vertu suprême dans le football contemporain. On ne reviendra pas sur tous les déboires rencontrés par le club depuis deux ans et demi, il y aurait de quoi en faire une page, en faisant concis. Le maintien de Paul le Guen au poste d’entraineur ne semble plus faire débat, mais sa présence apparait comme un miracle. Il aura fallu une sacré dose d’obstination d’Alain Cayzac ( et de ses successeurs ) pour le garder en poste et croire à son projet, alors que le club jouait le maintien sur les deux dernières saisons.

Paul le Guen est un homme patient, calme et discret. Pendant que sa direction faisait le maximum pour maintenir la politique d’apaisement et de long terme ( un peu à l’identique de celle lancée par Pape Diouf à Marseille ), il s’entêtait à faire jouer ses minots à lui, quitte à remettre en cause le temps de jeu des anciens comme Pauleta ou Yepes.
D’ailleurs, aujourd’hui, c’est Le Guen qui a gagné. Ses choix sur le terrain se sont révélés bien plus convaincants que les choix du président ( Kezman, Makélélé, dans une moindre mesure Giuly ). Et en plus d’avoir accompli le miracle de faire de Sammy Traoré un bon joueur de football, il a rendu Luyindula quasiment Ronaldinesque. Quand à son attaque, il a trouvé en Hoarau un grand joueur d’avenir.
Oui, ce PSG est séduisant et mérite sa 4e place. Une équipe solide, bien équilibrée dans tous les secteurs et sans grosses lacunes, qui a d’ailleurs gagné ses trois rencontres face aux autres du ” big four ” français. Et comme de par hasard, c’est au moment ou le PSG a recollé au podium que la ligue 1 se porte au mieux. On a décidément bien besoin d’un PSG compétitif pour l’intérêt du championnat. De même pour la coupe d’Europe d’ailleurs, où le club a acquis une qualification inespérée pour rejoindre l’OM,l’ASSE et Bordeaux en 16emes de finale. Le turn-over a semble t-il payé, puisque sur ce bilan à la mi-saison Paris est le club qui a le plus progressé par rapport à la saison précédente. Voilà qui devrait faire méditer les présidents se débarrassent de leurs entraineurs au bout de quelques mois ou au premiers signes de mécontentement des supporters. Le succès arrive souvent après le purgatoire. Et, (mauvaise) foi de Marseillais, espérons que ce n’est qu’un début pour le PSG.
“On a décidément bien besoin d’un PSG compétitif pour l’intérêt du championnat. ”
Oui, oui, et oui !! L’intérêt du championnat de France est relancé du fait que la Ligue 1 a besoin de Paris en tête d’affiche! C’est malheureux à dire, mais la 1ere division Française, sera bien plus médiatisé si le suspense est là, et si également le “big four Francais” comme tu l’appelle est en tête d’affiche, en lieu et place d’équipe surprise….